Protéines animales : ce que dit la physiologie canine
Le chien, bien qu’adapté à consommer des aliments variés après des millénaires de domestication, reste un carnivore non strict. Sa physiologie digestive reste orientée vers la digestion des protéines animales :
- Les chiens assimilent mieux les protéines issues de la viande, du poisson et des œufs, qui apportent l’ensemble des acides aminés indispensables (lysine, méthionine, taurine, arginine, etc.).
- Leur système digestif est conçu pour traiter rapidement les protéines et les matières grasses, avec des enzymes spécifiques.
- Les protéines animales affichent un meilleur coefficient d’utilisation digestive (CUD), surtout important chez le chien âgé dont l’assimilation diminue.
Plusieurs études (source : Marković et al., Pets, 2023 ; National Research Council, 2006) confirment que la biodisponibilité des acides aminés essentiels est bien supérieure lorsque l’alimentation est majoritairement animale. C’est le gage d’une récupération musculaire facilitée et d’un moindre risque de carence.
Méfiance donc vis-à-vis des solutions qui reposent sur des substituts végétaux exclusifs : la littérature scientifique reste prudente sur la capacité d’une ration 100% végétale à couvrir, sans supplémentation, la totalité des besoins à long terme, notamment chez le chien âgé ou présentant des troubles particuliers.